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INTRODUCTION
Le
contexte de crise économique et financière vécu entre 2008 et 2009 bouleverse
l’approche comptable de beaucoup de PME. C’est notamment sur les stocks que des
problèmes peuvent survenir en premier lieu lors de baisse significative
d’activité. Il faut mettre en place une méthode de calcul d’écart d’activité à
retraiter en fonction des charges incorporables ou non dans ce contexte.
Nous
rappellerons tout d’abord les méthodes de valorisation traditionnelle et de
comptabilisation des stocks de produits finis (PARTIE
1). À partir de ces règles nous étudierons les indicateurs de contrôle
de gestion (décomposition des écarts sur les coûts standards) et un calcul de
retraitement des stocks finaux de l’écart d’activité annuel (PARTIE 2).
Il
est ici proposé des indicateurs d’analyse d’écart industriel généralement mis
en place chez les verriers industriels. Il s’agit de calculer la différence
entre le budget de chacun des centres de frais et le coût réellement supporté
par unité de mesure.
Le
Plan Comptable Général distingue trois sous-écarts dans l’analyse de l’écart
global d’un centre de coût : un écart sur coût ou budget, un écart d’activité
ou d’imputation des frais fixes et un
écart de rendement.
Tout
d’abord, le budget pour l’année en cours a été redéfini. Il s’agit de prévoir
une quantité préétablie d’unités d’œuvre et un coût préétabli de ces unités
d’œuvre selon l’historique des productions. Il est alors possible de faire
varier le coût selon plusieurs niveaux d’activité. La formule de base est la
suivante :
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Coût préétabli =
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Quantité préétablie d'unités d'œuvre
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x
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Coût préétabli d'unités d'œuvre
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Comme
nous l’avons vu auparavant, il est essentiel d’analyser les charges selon leur
nature : fixes ou variables. Cela permet d’établir un budget flexible, en
fonction de l’activité.
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Budget flexible =
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Coût variable préétabli de l'unité d'oeuvre
|
x
|
Nombre d'unités d'œuvre
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+
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Charges fixes prévues
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Il
était prévu un budget avec une production à 640 tonnes jour, soit 19 520
tonnes par mois pour l’exercice 2008 (base d’une activité normale). Cette
activité doit permettre une production de 700 000 m² de produit fini en
verre plat, soit un rendement attendu de 700 000/19 520 = 35,86 m²
par tonne produite.
Après
visite approfondie des lieux et de nombreux entretiens, toutes les charges qui
devaient être prises en compte dans ce modèle ont été analysées, ainsi que leur
caractère fixe ou variable. Ce qui devait impliquer les charges
suivantes :
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Coûts engagés
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Part Fixe
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Part variable
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Total
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en € / mois
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Matières premières
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0
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1 104 167
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1 104 167
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(sable, silice, calcin)
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Énergie
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216 667
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1 262 500
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1 479 167
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(électricité, fuel lourd, gaz de fusion, oxygène)
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|
Autres composés
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0
|
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291 667
|
|
291 667
|
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(eau industrielle, azote, hydrogène)
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Main-d'œuvre de fabrication
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229 167
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387 500
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616 667
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(fab. s/ ligne, trans. hors ligne, magasin)
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Main-d'œuvre d'encadrement
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212 500
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|
0
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212 500
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(resp. four, float, étenderie, équarri, expé)
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Amortissement des équipements
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1 433 333
|
|
0
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|
1 433 333
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(four, magasin et bâtiment administratif)
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Frais d'administration du site
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875 000
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291 667
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1 166 667
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(informatique, achats, facturation, RH,
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coût de la formation, service médical
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cantine, gardiennage, environnement)
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TOTAL
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2 966 667
|
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3 337 500
|
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6 304 167
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La
part fixe de l’énergie correspond à l’électricité et au chauffage des parties
communes et des bâtiments administratifs.
Pour
la main-d’œuvre de fabrication, la flexibilité provient d’un pourcentage élevé
de contrats précaires (recours à l’intérim ou contrats à durée déterminée). Il
est aussi imaginé de recourir au chômage partiel si besoin.
La
part variable des frais administratifs correspond aux tâches liées au volume de
production (achats, facturation, comptabilisation, dépollution…)
Le
budget pour une production normale de 19 520 tonnes par mois a été
déterminé à 6 304 000 €. Le coût standard de l’unité d’œuvre est
donc : 6 304 000/19 520 = 323 € par tonne de verre
produite.
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Coût standard d'unité d'œuvre
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Charges fixes
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Charges variables
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Montant total
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en € / mois
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Charges
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2 966 667
|
|
3 337 500
|
|
6 304 167
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|
Nombre d'unités d'œuvre (tonnes/mois)
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19 520
|
|
19 520
|
|
19 520
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Coût de l'unité d'œuvre
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152
|
|
171
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|
323
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De
ces calculs, nous tirons les formules classiques suivantes :
*
Équation de la droite de coût préétabli :
« y
= Cp x » où Cp est le coût
préétabli de l’unité d’œuvre et x le nombre d’unités d’œuvre.
Soit : y = 323 *
x.
*
Équation de la droite du budget flexible :
« y
= CVp x + FFn » où CVp est le coût variable de l’unité d’œuvre préétabli,
FFn le montant des charges fixes et x le nombre d’unités d’œuvre.
Soit : y =
171 * x + 2 966 667
L’écart
global est la différence entre le coût constaté (c'est-à-dire le coût réel
fourni par la comptabilité financière) et le coût préétabli pour la production
constatée (on retient le coût budgété et une activité réelle).
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Éléments
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Calcul
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Ecart
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Coût constaté
|
  
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Écart de budget
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Coût budgété pour l'activité constatée
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Qc * CVp + FFn
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Écart d'activité
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Écart global
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Coût préétabli pour l'activité constatée
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Qc * Cp
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Écart de rendement
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Coût préétabli pour la production constatée
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Qp * Cp
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|
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(Qc
= activité constatée en U.O., Cc = coût constaté, Cp = coût préétabli et Qp =
activité préétablie)
Après
une fin d’année marquée par la crise économique et un plan de restructuration,
le coût réellement constaté sur 2008 est de 4 750 000 € pour une
tirée de 10 775 tonnes par mois et une production finale de 450 000
m² par mois en moyenne.
Écart
global : Coût constaté – Coût préétabli de la production constatée
= 4 750 000 – 323 *
(12 549) (avec 12 549 =
450 000/35,86)
= 4 750 000 – 4 053 327
= 696 673 (défavorable)
Ce
surcoût défavorable à l’usine verrière a plusieurs origines :
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Éléments
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|
Calcul
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Écart
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|
Coût constaté
|
|
  
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-59 192
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Écart de budget
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Coût budgété pour l'activité constatée
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10 775 * 171 + 2 966 667
|
4 809 192
|
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|
|
|
|
1 328 867
|
Écart d'activité
|
|
Coût préétabli pour l'activité constatée
|
10 775 * 323
|
3 480 325
|
|
|
|
|
|
-573 002
|
Écart de rendement
|
|
Coût préétabli pour la production constatée
|
12 549 *
323
|
4 053 327
|
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TOTAL DES ECARTS Réel - Standard :
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696 673
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Écart réel - standard pour 12 mois :
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8 360 076
|
Mali
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Écart d'activité pour 12 mois :
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15 946 404
|
Mali
|
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Ces écarts
ont été conjointement analysés de la manière suivante :
· L’écart de budget est un écart sur coût. Il exprime
l’écart par rapport au budget non imputable au niveau d’activité. Il comprend
une composante sur frais variables mais aussi une composante sur frais fixes,
qui correspond à l’écart de frais fixes non imputables à l’activité. Il est
difficile à analyser car il mériterait d’être redécoupé en sous-écarts, ce qui
n’est pas l’objet de ce rapport.
· L’écart sur activité traduit la sur ou la sous-activité
du centre (par rapport à l’activité normale). On peut déterminer un coefficient
d’imputation rationnelle des frais fixes, mesuré par : Activité
normale/Activité réelle = 10 775/19 520 = 0,552 soit une sous
activité qui dégrade l’absorption des frais fixes : 2 966 667 *
(1-0,552) = 1 328 867 €. C’est cette sous-activité qui devra être retraitée
de la valorisation des stocks de produits finis.
· L’écart sur rendement est un écart de quantité. Il
valorise au coût préétabli la productivité du centre par rapport aux
prévisions. Un écart défavorable traduit une performance médiocre du centre.
Dans notre cas, le rendement est supérieur aux attentes, il y a eu peu de casse
sur l’exercice et la qualité du verre a été meilleure que prévue.
Le
mode de gestion analytique des stocks basé sur un coût standard nécessite une
réintégration des écarts entre les coûts prévus et les coûts réellement
constatés en comptabilité (autrement dit entre les coûts préétablis pour la
production constatée et les coûts constatés). Dans cette réintégration d’écart,
il est tenu compte de l’ensemble des variances des coûts comme déterminé
ci-dessus, ainsi que des éléments non incorporables.
La
tirée constatée sur 2008 a été réduite à 55 % du montant budgété. Il est
donc impératif de retraiter une part de sous-activité des stocks. Selon les
modes de calcul analytique de la valeur des stocks d’autres coûts subis sur
l’année sont à sortir des stocks, s’ils ont été prévus initialement. Il peut
s’agir des assurances génériques pour les locaux, de la taxe professionnelle et
foncière et de la participation pour les plus courants. Des écarts sur des
achats en négoce, c'est-à-dire la vente (et donc l’achat) de verre provenant
d’autres lieux de fabrication lorsque l’usine ne peut produire certaines
spécificités.
Ces
coûts sont enregistrés sur l’année entière alors que les stocks finaux ne
représentent qu’une fraction de la production annuelle. Il faut donc utiliser
un calcul sous forme de clé de répartition des coûts selon la valeur du stock
final rapporté à la production annuelle.
Il a été alors
mis en place le calcul suivant :
Il faut tout
d’abord calculer l’écart global « standard – réel » annuel à
réintégrer dans les stocks. Écart réel/standard = 4 750 000 * 12 – 4 053 327 * 12 = 8 360 076 €, mali incluant
une part de sous-activité.
Ensuite,
le montant total réincorporable est calculé, comprenant l’écart standard – réel
diminué des coûts non incorporables (sous-activité, divers taxes et négoce).
Par
la suite il est calculé un coefficient « K », comme défini dans la
méthode de calcul mise en place ci-dessous, pour déterminer le montant à
réintégrer en stock de produits finis.
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Libellé et méthode
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Montant en €
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Commentaires
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Total des écarts réel/Standard (mali)
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8 360 076
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Il doit venir augmenter le stock de produits
finis (qui a coûté plus cher que prévu)
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Coûts non incorporables (sous-activité)
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-15 946 404
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Il s'agit du montant trouvé ci-dessus en écart
d'activité qui sera laissé au compte de résultat
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Taxe Professionnelle
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Non incorporable dans le coût des stocks
comptables par nature
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Participation
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-336 560
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Produits verriers
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-333 239
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Les achats de produits verriers correspondent à
du négoce sans impact sur les produits finis
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Total des écarts réincorp. (=EC)
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-8 365 907
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Stock initial (=SI)
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13 235 697
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Stock init. au CS
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13 356 342
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Prov. Dépr.
|
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-120 645
|
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|
Stock final (=SF)
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13 530 170
|
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|
Stock final au CS
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13 760 870
|
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Prov. Dépr.
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-230 700
|
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|
Stock final N-1 (=SP)
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14 616 417
|
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|
SF fin de période N-1
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13 356 342
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|
Réintégration stock fin période N-1
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1 380 720
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Prov. PF
|
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-120 645
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Production au CS (=PR)
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75 650 004
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K = (SP+PR+EC)/(SI+PR)
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92,14%
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Coefficient de réintégration
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Écart sur stock période N (= SF x (K-1))
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-1 063 284
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Écart sur stock N-1
|
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1 380 720
|
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Réintégration écart période N
|
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-2 444 004
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CS : coût
standard
Ici,
il est finalement extourné 2 444 004 € de la valorisation au coût standard
des stocks de produits finis à 13 530 170 €. Il faut diminuer la
valeur de nos stocks de produits finis en raison de la non intégration des
frais fixes unitairement supplémentaires occasionnés par la sous-activité.
Les
frais fixes représentant une part très importante des coûts de production de
cette entreprise (à cause des investissements sur le four à fusion industriel)
il était indispensable, en période de baisse sérieuse de l’activité, de mesurer
avec précision l’impact de l’imputation jusqu’alors non rationnelle des frais
fixes dans les stocks de produits finis.
Or,
les coûts fixes unitaires évoluent en fonction de l’activité, ce qui fausse le
calcul des coûts de production des stocks de produits finis. Il est alors
obligatoire selon le PCG de corriger les coûts de revient des effets du niveau
d’activité. C’est la méthode de l’imputation rationnelle.
Johnny SCHWERTZIG
Valorisation des
stocks et sous-activité – Cas pratique
Patrick
BLANCHARD, Directeur Financier, Barrières Frères
Comptabilité de
gestion, Analyse et maîtrise des coûts
T. Jacquot
et R. Milkoff, Dareios & Pearson Education
Définition d'un niveau
d'activité normale
http://ens.univ-rennes1.fr/comptagest/etu_cas/ir/irnormale.htm
Faculté des
Sciences Économiques de l'Université de Rennes 1
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